22, Côtes d’Armor

Bretagne

Bilan mi-parcours Italie

jeudi 3 novembre 2016 par Childéric Bachelier - En service civique

Bonjour à tous, voici un bilan presque complet sur les activités menées avec mon équipe en Italie durant la première semaine de notre séjour...

Tout d’abord un petit rappel concernant le cadre du projet :

C’est un dispositif qui était à la base ouvert chez les Petits Débrouillards Du Grand Est dans le cadre d’un projet Européen : il fut ouvert à tout le réseau dû à un manque de candidatures. C’est un partenariat entre Erasmus + Key et les Petits Débrouillards Grand Est, à destination de personnes de moins de 30 ans, salariées, formateurs, stagiaires, vacataires, volontaires, bénévoles actifs du réseau des Petits Débrouillards et il avait pour but de faire découvrir le fonctionnement des structures partenaires et d’échanger sur nos pratiques éducatives.

Et maintenant, place au bilan !

Lundi nous avons fait notre première animation avec la team des Petits Débrouillards Engages Toi et Nadia notre hôte qui fait partie de l’association Controvento ! Nous sommes allés dans un lycée classique pour débattre pendant deux heures sur la mobilité à Cesena, la pollution et les façons d’améliorer tout ça !

En effet, il y a ici 96 000 habitants pour 86 000 voitures, presque pas de piste cyclable et il est très dangereux d’utiliser le vélo ! On a commencé par un ice breaking avec le jeu du nœud humain, voir les photos..

Puis nous avons débattu en français et par groupes suivant le modèle du World café débat ( référentiel sur le site des Ptits Débs île de France ) : les étudiants se sont montrés très intéressés et nous ont dépeint en finalité l’Italie modèle qu’ils voudraient voir !

Ce fut enrichissant autant pour nous que pour eux, ils étaient ravis de nos échanges et des questions que le débat soulevait !

Pour le mardi matin, débats sur un format différent du lundi dans le même lycée mais avec des étudiantes en sciences humaines !

La difficulté étant qu’elles parlaient uniquement italien, et qu’elles ne savaient rien de nous. Heureusement, Nadia a fait la médiation linguistique ! On a refait un ice breaking puis on a lancé le débat sur l’importance de l’éducation aux sciences et la pédagogie de l’enseignement envers eux. Avec comme objectif d’aller sur le terrain avec les mêmes étudiantes, pour animer au sein d’un collège de Cesena en mode Ptits Débs !

Mardi après-midi, visite dans l’école primaire San Vittore pour animer un débat avec des neuf/dix ans sur la mobilité soutenable et l’importance des arbres et des forêts au sein de nos régions ! Ils en ont tous conclu qu’on devait apprendre à vivre ensemble : les animaux, les arbres et les hommes et que c’était notre responsabilité de planter plus d’arbres pour assurer la pérennité de la forêt et de la vie en général !

Mercredi matin nous avons assisté à un spectacle de la police municipale dans le but de faire de la prévention routière ! Une fois la représentation terminée, nous avons interviewé la coordinatrice du projet, un agent de police, et une bénévole sur le projet pedibus.

Ce projet commun entre les citoyens de Cesena, les écoles et la police municipale se nomme Pedibus : un bénévole en charge de récupérer les enfants des autres à leur domicile et de les conduire ensuite à l’école. Ce temps peut être fait de découvertes de la nature, de rencontres, d’appropriation de la rue et de la ville.

Les enfants utilisant le Pedibus sont très fiers d’eux par rapport à ceux qui prennent encore la voiture, les familles apprécient aussi, certains voient ça comme un service mais d’autre voient vraiment l’impact éducatif. Cela fait trois ans que ce projet existe et il est reproduit dans toutes les régions d’Italie mais différemment.

Un léger rapport de deux interviews concernant le Pedibus (bus à pied) réalisé à la fin du spectacle :

Concernant la police :

La relation citoyen/policier/enfant n’étant pas simple, ils ont décidé de monter un spectacle afin d’améliorer ces rapports dans le quotidien. Certains policiers étaient réticents, car il fallait 12 volontaires pour mener à bien le projet. Heureusement le commandant à adhéré totalement au projet et a su convaincre les réticents. Les premiers retours furent vite positifs de la part des enfants et aussi de la famille, ils ont en projet d’amener des enfants avec eux durant le travail afin de les sensibiliser un peu plus sur l’importance de celui-ci, et contacter les lycées pour y faire aussi de la prévention routière.

Concernant la coordinatrice du projet :

L’idée est née d’une communauté de parents qui pratiquaient déjà le Pedibus et qui voulaient répandre le processus pour que cela devienne une habitude de tous. Les écoles ont aussi fait le choix de défendre la mobilité piétonne, car ils ont vu cela comme une nouvelle façon de prodiguer une certaine éducation. Il y aurait deux choses à renforcer concernant le Pedibus : l’inertie dans le changement des habitudes des parents et des citoyens en général, et le rapport entre les bénévoles qui s’intègrent et participent au projet et les parents qui voient cela comme un service.. La mairie réfléchit pour que le Pedibus devienne un service public géré par les salariés.

Pour en revenir au mercredi : En début d’après-midi, on a visité l’IMAIP, un centre d’accueil et de travail pour handicapés mentaux ! Cette structure leur donne la possibilité de travailler et de gagner un petit salaire, de partir en vacances au mois de juillet et un salaire en plus en fin d’année. Ils fabriquent des petites et grandes maisons décoratives, des tableaux et divers objets en cuir ! Un de nos collègues : Dylan, a fait une session beatbox dans cette structure à la fin de la visite et toutes les personnes présentes en étaient très heureuses !

Le jeudi nous avons retrouvé nos étudiantes en "Formation d’animateur scientifique" le matin pour continuer d’avancer sur notre projet commun.

L’après-midi nous sommes allés dans l’école primaire Saffi, pour parler de la ville au : passé / présent / futur. A l’aide d’images illustrées nous leurs avons demandé de trouver les différences entre les villes du passé et celle de maintenant, puis nous les avons invités à un débat en y mettant certaines formes. Les enfants de sept à huit ans forment deux groupes : les grands parents ( adeptes de la ville du passé ) et les parents ( adeptes de la ville du présent ) et chaque groupe devra convaincre l’autre que sa ville est la meilleure en utilisant les images utilisées en amont et leurs propres arguments. Pour finir, nous leur avons demandé dans une vision totalement utopiste ce que serait pour eux la ville idéale. En vrac quelques unes de leurs idées :
- Moins d’électricité, moins de télé, plus de ballades.
- Plus de policier taxi qui t’emmène où tu veux
- Une ville avec plus d’hôtels où les gens qui n’ont pas de maison peuvent dormir
- Une ville qui ne pollue pas
- Plus de bus, plus de voiture, et des avions qui vont très vite
- Une ville où tout le monde aime la gymnastique
- Une ville avec des pistes cyclables

Le vendredi nous sommes allés dans une école primaire : Primaria martorano. En partant de l’histoire de "La soupe au caillou" ( un loup veux entrer chez une poule pour faire une soupe au caillou... ), nous avons imaginé un genre de tribunal, toujours dans le but de les faire débattre, cette fois sur les préjugés et l’intégration. Ce fut très vivant, les enfants se prirent énormément au jeu, et certains ne voulaient pas nous laisser rentrer dans leur "maison" de peur que les prédateurs ne les mangent... Nous avons finalement réussi à rentrer et à partager une nouvelle soupe avec eux le tout dans un très bon climat.

Samedi matin et lundi matin nous sommes retournés avec nos étudiantes de sciences humaines pour finir la préparation des animations du mercredi, nous avons établi une liste d’expériences à faire ainsi que du matériel à apporter, et procédé à divers tests et mises en places..

Pour la journée du mardi le matin nous avons répété l’histoire de "La soupe au caillou" mais dans l’école Martorano, puis l’après-midi nous sommes allés dans l’école San Vitorre, là plus en qualité d’observateur : c’est Nadia qui a mené l’intégralité de la séance sur la photosynthèse...

Le mercredi 26 octobre fut l’accomplissement de tous les temps que nous avons passés avec les étudiantes en sciences humaines à tâcher de leurs apprendre notre méthode d’approche des sciences et la pédagogie des Petits Débrouillards. ( ? = + ) Nous sommes arrivés à 8 heure 15 au "Scuola Secondaria di II Grado : Viale della Resistenza" , les étudiantes étaient déjà présentes à notre arrivée, preuve de leur motivation et de leurs envies de bien faire. Nous nous sommes installés rapidement dans deux salles différentes, il y avait trois groupes de filles dans chaque classe ( donc six groupes en tout ) et chaque groupe faisait quatre animations différentes, à savoir :

1er groupe :

- Faire siffler une paille
- Envoyer un message sans se déplacer
- Faire flotter une bougie
- Nœuds de bras

2eme groupe :

- Faire flotter un trombone
- Coller une paille sur un mur
- Le doigt magique ( ou le poivre fuyant )
- Bouchon qui coule

3eme groupe :

- Hélipapier
- Liquide non newtonien
- Ludion
- Gonfler un ballon sans souffler

Les enfants étaient en moyenne entre huit et dix par groupe pour quatre à cinq animatrices. Les premiers sont arrivés à neuf heures, chaque groupe d’enfants a fait le tour des tables d’animations, et restait environ 25 minutes par table.

Le temps était assez court pour participer à toutes les animations mais les filles ont suivi nos conseils et ont misé sur la qualité de l’animation plutôt que la quantité !

Nous avons déjà eu un retour par mail via notre contact en Italie ( Nadia de Controvento ) pour nous dire que tous les enfants étaient très satisfaits de par les animations que nous avons proposées, ou du moins devrais-je dire les filles, car nous n’avons eu qu’un rôle de soutien.

Une fois la matinée passée, les professeurs et le directeur ont remercié les filles et nous même pour les sourires, les compétences et la méthode appliquée. Ils semblaient tous satisfaits de notre approche un peu particulière des sciences, les filles auront à remplir un bilan papier sur les temps de formation et sur l’immersion en milieu de travail.

En finalité, les filles étaient très heureuses et satisfaites d’avoir fait quelque chose d’aussi beau et d’important, mais qu’elles en étaient très fatiguées. Elles auraient voulu plus d’heures de formation en amont afin d’être mieux préparées, et auraient aimé travailler avec moins de classes sur un créneau horaire plus long pour faire la totalité des animations...

Bilan de ces quelques jours en Italie, j’y ai pris énormément de plaisir, rencontré des gens formidables et apporté le drapeau Petits Débrouillards avec foi, en laissant à Cesena et à tous ceux qui nous ont vu, une bonne image du réseau Petits Débrouillards français.

C, pour les Ptits Débs BZH.

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rédacteurs
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