Dans le cadre d’un partenariat avec les centres de vacances CCAS d’EDF, les petits débrouillards Bretagne organisent et animent cet été, des cafés des sciences sur le thème de la biodiversité dans une petite dizaine de centres CCAS.
Vendredi soir, nous étions à Trebeurden avec Frédérique Viard, biologiste évolutionniste à la station biologique de Roscoff, pour discuter avec le public de la problématique des espèces invasives. Une quarantaine de personnes était présentes à ce café des sciences animé par Maud Milliet, animatrice petits débrouillards intégrée au projet Marinexus.

La star de la soirée c’était l’huitre du Pacifique, dont Frédérique Viard est spécialiste. Elle nous a raconté l’histoire de son importation massive à des fins d’aquaculture suite au déclin de l’huitre européenne. Frédérique nous avait apportée un spécimen d’huitre, ainsi que quelques autres bestioles des fonds marins, dont des crépidules, une autre espèce envahissante, accrochées à une bouteille, comme quoi, même les déchets humains peuvent être supports de biodiversité.
Cafe_sciences_trebeurden
envoyé par n0xyka. - Voyage et découverte en vidéo.
Nous avons fait la distinction entre les espèces introduites et les espèces invasives ainsi que des vecteurs de propagations des espèces, qu’elles soient animales ou végétales. Évidemment, la diffusion et la migration des espèces est un phénomène naturel qui a eu lieu de tous temps. Cependant, le problème depuis que l’homme interagit, c’est la quantité des espèces que l’homme déplace ainsi que la rapidité de leur prolifération.
Nous avons ensuite abordé les moyens de contrôle des espèces invasives, que la possibilité d’introduire les prédateurs naturels dans le milieu envahit pouvait être aussi nuisible que l’espèce visée, et que l’éradication totale d’une espèce invasive déjà implantée est illusoire.
L’une des plus grave conséquence de ses invasions massives d’espèces est que seul un petit nombre d’espèces colonisent une grande partie du monde et le risque d’une uniformisation des littoraux et des écosystèmes marins au niveau mondial. Donc une perte énorme de biodiversité... Ce scénario ressemble étrangement, en version marine, à ce que Michel Vancassel nous disait jeudi 22 juillet à Plonevez-Porzay à propos de l’agriculture intensives...
Réagissez !