Dans le cadre d’un partenariat avec la Caisse Centrale des Activités Sociales des Industries du Gaz et de l’Énergie, les petits débrouillards Bretagne organisent cet été une petite vingtaine de café des sciences dans neuf centre de vacances de la CCAS en Bretagne.
Un café des sciences, ce n’est ni une conférence, ni une discussion de bistrot, c’est une rencontre interactive entre des scientifiques, des experts, et un public dans un lieu convivial : un café, un point rencontre, etc...
Jeudi 19, c’est Michel Vancassel, éthologue du laboratoire écobio de rennes 1 à la retraite, qui s’est mis à la disposition du public du centre de vacances CCAS de Trégunc, pour répondre à ses questions sur la biodiversité.
Dés le début du café des sciences, Michel Vancassel met les points sur les i. La biodiversité n’est pas seulement la liste des différentes espèces peuplant gentiment la terre depuis sa création, c’est aussi la diversité des populations d’espèces, leur dynamique, les processus de sélection naturelle et d’évolutions.
De même la nature n’est pas un équilibre que l’on perturbe, nous les humains. la nature est constituée d’interaction, de mouvement, d’évolution. Par exemple, il y a trois grands types d’espèces : les bactéries, les archées et les eucaryotes. Nous faisons partie des eucaryotes, "les cellules à noyau". Et bien il semblerait, que bien qu’ils soient de types radicalement différents, ces trois types d’espèces interagissent les uns avec les autres au cours de l’évolution. Par exemple, les eucaryotes on "emprunter" un certains nombre de bactéries et d’archées pour les intégrer...
Ensuite, nous avons définis ce qu’est une espèce. Font partie d’une même espèces tous les êtres vivants qui peuvent se reproduire entre eux et donner naissance des individus fertiles. Avec toutes les exceptions qui peuvent exister. Par exemple, prenons un albatros argenté Brestois. S’il voyage vers l’est, il pourra se reproduire avec un albatros belge, et donner des petits fertiles. L’albatros belge pourra en faire de même s’il voyage vers l’est, et ainsi de suite jusqu’à traverser le détroit de Berring et aller au Québec. Par contre, si un albatros canadien traverse l’atlantique et va copuler avec un islandais, ça ne marche pas ! Alors qu’ils sont théoriquement de la même espèce...
Ceci est du à un phénomène de divergence. Le génome de l’albatros Brestois évolue différemment de l’albatros Canadien à cause de l’éloignement géographique. On appelle population un groupe d’individu d’une même espèce qui vit sur un même territoire. Le génome d’une population évolue en fonction de l’environnement, des mutations qui lui arrivent régulièrement, et de la dérive génétique. Pour plus d’information, je vous invite à visionner ces conférences de Pierre-Henri Gouyon : Les mécanismes de l’évolution
Et à partir d’un certain moment, suite à une évolution distincte assez longue, deux populations ont accumulé tellement de différences entre leur génomes qu’elle ne sont plus capable de se reproduire entre elles.
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