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Bretagne

Libre et durable : expérimentation pratique

vendredi 27 mai 2011

Voici un cadre à la fois théorique et pratique sur le libre et durable. Le but de cette page est de faciliter une prise en main des modèles et processus expérimentaux pour ceux qui souhaiteraient passer à la mise en pratique et intégrer les codes sources du libre et durable dans leur projet.

On y voit les liens entre libre et durable, comment hacker nos modes de vie pour sortir de la société jetable et tendre vers un "mieux vivre ensemble sur une planète limitée".

Il y est question de TICA, d’intelligence collective, de FabLabs, HackLabs, fusées, ruches, hubs créatifs. Et aussi de passeurs, professionnels amateurs, hackers.


Une reprise de l’articlepublié sur le site de Thanh Nghiem, le document complet est ici ou en pièce jointe

un article et une pièece jointe sous licence CC by sa NC

LIBRE ET DURABLE

Note de cadrage Thanh Nghiem, Mai 2011

Cette note offre un cadre à la fois théorique et pratique sur le libre et durable.

Dix années de recherche et d’expérimentation aux côtés d’acteurs précurseurs m’ont permis de montrer que, pour faire face à la crise, des solutions existent et qu’elles se multiplient au croisement du libre et durable [1]. Le sujet attire de plus en plus d’intérêt, comme j’ai pu le constater depuis la sortie de mon livre à l’automne 2010 [2] . Ce dernier expose en effet les solutions originales et concrètes qui émergent au croisement de ces deux univers.

Le but de cette note est ainsi de faciliter une prise en main des modèles et processus expérimentaux pour ceux qui souhaiteraient passer à la mise en pratique et intégrer les codes sources du libre et durable dans leur projet. Les enregistrements et présentations qui accompagnent cette note sont disponibles sur le site >[-http://thanh-nghiem.fr]

I. CONTEXTE ET ENJEUX  [3]

Fondé sur la compétition, le toujours plus et le jetable, l’avoir au détriment de l’être, notre système de société n’est pas durable [4]. Nous le savons, et pourtant si peu de choses ont changé en quarante ans [5] ! Malgré la crise qui secoue le monde, nous continuons de plus belle à faire tourner la roue. Comment éviter le naufrage ?

À plus de 7 milliards sur Terre, nous ne pourrons sortir durablement d’un système toxique dont plus personne ne contrôle les emballements systémiques sans lui opposer une intelligence collective, fondée sur une émancipation intellectuelle du plus grand nombre. C’est pourquoi l’écologie dans le monde de la matière (le durable) est indissociable d’une écologie dans le monde des idées (le libre) [6]. À partir d’expérimentations in vivo, j’ai acquis la conviction qu’il était possible de mettre en place un autre système de vie que l’on peut, pour simplifier, résumer par « mieux vivre ensemble sur une planète limitée ». Alors que nous sommes gavés de biens inutiles dans une société du jetable, hypnotisés par des industries culturelles décervelantes [7], cet autre modèle s’appuie sur les principes du libre pour expérimenter et diffuser des modes de vie durables, à partir de l’objectif universel d’un mieux vivre ensemble.

Fondé sur l’intelligence collective, le collaboratif, l’émancipation intellectuelle et la diffusion des savoirs, ce modèle propose un autre ordre économique et relationnel. Appliquant les principes de l’open source et du do it yourself à nos modes de vie, il propose de sortir d’un consumérisme décervelant en déployant notre autonomie et notre capacité à explorer les solutions et à en partager les enseignements.

II. LE LIBRE AU SECOURS DU DURABLE [8]

Si le durable donne un but à l’ensemble, les technologies et processus organiques du libre fournissent un modèle de changement dont la puissance a été démontrée, notamment avec la révolution du Web. C’est pourquoi, devant l’incapacité du système à se réinventer, le modèle du libre et de la diffusion élargie de la connaissance viennent au secours du durable.

ÉCRIRE L’ADN D’UNE SOCIÉTÉ DURABLE

Le changement de paradigme proposé est autant économique que social. Nous ne parviendrons pas à vivre de manière durable par le seul truchement de technologies propres, de voitures électriques ou en fermant le robinet lorsque nous nous lavons les dents. Car ces solutions restent inscrites dans un modèle vertical où on fait moins mal la même chose. La clé réside dans un changement de paradigme dans lequel nous sortirons du rôle passif de consommateur pour devenir contributeur, amateur et artisan de nos modes de vie. Il s’agit d’écrire l’ADN d’une autre société en accompagnant le développement de "jeunes pousses" qui expérimentent et partagent les codes sources d’un « mieux vivre autrement », à la manière des incubateurs de projets qui ont fait la gloire des nouvelles technologies. Mais ici, le développement de solutions se fait in vivo avec les usagers, façon 2.0 – car il s’agit de nos modes de vie, pour lesquels personne ne pourrait durablement s’ériger en expert à notre place.

Fondé sur un processus apprenant (le fameux do it, fix it cher aux entrepreneurs du Web ou de la Silicon Valley), le système met en jeu une innovation ascendante, organique, qui intègre dès l’origine la réplicabilité et la transmission des savoirs en matière de modes de vie durables, de manière à en pérenniser l’usage.

LE HACKING DES MODES DE VIE, UN NOUVEAU PARADIGME [9]

Le modèle tire sa force de l’énergie contributive des usagers, qu’elle transcende en s’inspirant des technologies collaboratives dont la puissance a été démontrée avec l’explosion du Web 2 – comme on l’a vu en Tunisie ou en Égypte. Il s’agit de tirer le meilleur des modèles d’affaires et technologiques incarnés par Google, Facebook, Twitter ou autres stars du Web 2, mais d’échapper au futile en leur assignant un objectif essentiel – mieux vivre ensemble sur une planète limitée.

Le hacking ne s’adresse pas qu’aux logiciels.

Preuve que celui-ci a à faire avec le durable, un documentaire diffusé en février 2011 sur Arte [10] montre comment un hacker russe résout le problème de l’obsolescence programmée des machines, qui est l’un des piliers de notre société du jetable.

De manière émergente, des individus éclairés proposent leurs solutions pour hacker un objet ou une fonctionnalité importante [11] (tracteur, voiture, habitat...), tandis que les espaces et occasions de hacking se multiplient (HackLabs, FabLabs, ExplorCamps ...). Ces initiatives prouvent que l’on peut réduire le gaspillage – et les coûts – d’un facteur de 3, 4 voire même 10.

L’étape suivante est l’incubation de modes de vie durables in vivo [12].

Dans ce modèle, des acteurs de l’écosystème coproduisent des solutions par l’expérimentation et l’usage, tandis qu’un dispositif de codification installé dès l’origine permet d’écrire des codes sources réutilisables ailleurs, façon Open Source et Do it Yourself (OSDY) [13] . On utilise la formidable énergie des modèles collaboratifs (Web 2, consommation collaborative, FabLab, HackLabs, etc) pour développer un modèle apprenant des modes de vie durables, tandis que le processus inspiré du libre permet un passage à l’échelle.

UN CHANGEMENT VIRAL

Avec l’avènement du Web, le changement peut se produire de manière fulgurante. Google a en 10 ans capté 80% du marché et vaudrait aujourd’hui plus de 150 milliards de $, Facebook est devenu le 4° site mondial en moins de 5 ans pour plus une valeur dépassant 50 milliards de $ [14], la Tunisie et l’Égypte se sont libérées d’une dictature vieille de plusieurs décennies en quelques jours.

Si le durable met plus de temps à bouleverser nos usages que le Web, les conversions peuvent elles aussi se produire de manière exponentielle. C’est la leçon de Bedzed : partant de 82 logements durables dans la banlieue de Londres au début des années 2000, le projet a été répliqué en moins de dix ans à l’échelle de plusieurs centaines de milliers de logements dans le monde, tout en tirant les leçons du premier pilote. Dès l’origine, les concepteurs du site avaient intégré dans l’ADN du site sa capacité de réplication et de diffusion dans le monde [15].

Au final, si le libre et durable ne pèsent pas plus de 5% de l’économie [16], l’enjeu est de hacker les 95% restants en appliquant les principes du libre à l’ensemble de nos modes de vie (cf annexe 4).

III. CLÉS DE SUCCÈS ET PRINCIPES D’ACTION

Tirées d’expérimentations concrètes, les clés qui suivent préfigurent des passerelles d’avenir [17]. Plutôt que de les rejeter au motif qu’elles seraient encore en cours de prototypage, il conviendrait de les consolider et de travailler à leur passage à l’échelle, en s’appuyant sur la puissance des processus viraux inspirés du libre.

C’est tout l’intérêt des travaux engagés avec les universités, écoles et autres incubateurs de projets, comme espace de mise en commun, de création et de diffusion des savoirs.

TICA, LA CLÉ DES TERRITOIRES

Puissance politique et financière, mais aussi entité en proximité des usagers, les territoires (commune, pays, agglo...) sont le maillon sur lequel repose le changement d’échelle dans la conversion qui nous intéresse.

Parmi les nombreuses entités qui maillent le territoire français, les territoires intelligents et communautés apprenantes (TICA) [18] jouent un rôle de précurseur.

Écosystèmes du libre et durable, les TICA permettent d’articuler les politiques publiques et les expérimentations en matière de modes de vie durables. Ils contribuent à rendre ces codes sources viraux par des démonstrations situées, qui sont autant d’objets-arts pour les acteurs locaux et les visiteurs.

Parce qu’ils offrent un seuil de rupture au croisement du libre et durable, les TICA sont au coeur de l’approche du changement par pollinisation des idées. Les expériences en ce sens se multiplient [19]. codeurs se réunissent toute la nuit s’il le faut jusqu’à ce qu’ils parviennent à résoudre un bug)


TICA

Pour « mieux vivre ensemble sur une planète limitée », il faut :
- 1. Déployer une intelligence collective, à travers l’expérimentation de solutions concrètes, donc locales, que l’on rend contagieuses.
- 2. Pour permettre l’éclosion de solutions qui fonctionnent, le territoire est un échelon incontournable - milieu de création collective, d’expérimentation et d’apprentissage, nourrissant les acteurs, il doit être infrastructuré de manière à permettre l’intelligence, au sens de la mise en lien organique, constitutive d’un écosystème libre et durable.
- 3. Cette innovation ascendante ne peut prendre forme sans des communautés apprenantes. Réciproquement, sans ancrage territorial, les réseaux même apprenants ont du mal à s’incarner dans des solutions durables. Ils restent à l’état "virtuel" ou conceptuel.
- 4. C’est donc la rencontre entre des territoires intelligents et des communautés apprenantes qui est au coeur du changement.

DES LABORATOIRES DE MODES DE VIE DURABLES EN LOCAL

A l’échelle locale, et de manière encore émergente, des hubs créatifs [20] ouvrent la voie.

Les expériences que j’ai suivies indiquent que des tiers lieux pourraient être rapidement mobilisés pour multiplier les croisements entre le libre et le durable [21].

Espaces publics numériques, espaces culturels, maisons populaires, cafés citoyens, pépinières d’entreprises, start-ups, médiathèques, artistes, acteurs de l’ESS [22], urbanistes, étudiants… ces mondes restent cloisonnés, alors que tous gagneraient à mélanger leurs finalités et logiques d’action, dès lors qu’il s’agit d’expérimenter des modes de vie durables en proximité.

Dans de tels espaces, la diversité culturelle côtoie l’innovation économique, technologique et sociétale. Ancrés au coeur de quartiers qui de ce fait seront appelés à devenir exemplaires, ces tiers lieux donnent à voir ce qui se fait et catalysent le processus d’innovation sociale. Tout le monde est invité à voir et à participer, tandis que des évènements accélèrent la catalyse (ExplorCamp, cartoparties, fêtes de quartier, performances artistiques, etc). Une clé de succès est la capacité à accueillir les nombreuses personnes qui restent en marge de la société de la connaissance, ce qui peut être réalisé en s’appuyant sur l’ancrage local et la formidable énergie des acteurs du durable (ONG, relais citoyens).

Au final, tels des FabLab consacré à nos modes de vie, ces tiers lieux constituent des fabriques de codes sources d’une autre société – c’est l’esprit des "forges" du logiciel libre appliqué aux espaces culturels, maisons

populaires et autres relais citoyens pour tendre vers un mieux vivre ensemble.

CATALYSEURS, PASSEURS ET PROCESSUS DE CHANGEMENT

Les sociologues ont démontré que l’innovation était un processus social, caractérisé par des effets de contagion et des seuils de rupture. Au départ, 2 à 5% de trangresseurs osent les premiers essayer les nouveautés, suivis de 10 à 15% de early adopters, qui en leur emboîtant le pas font basculer le marché.

Il s’ensuit qu’une clé pour la conversion qui nous intéresse est l’identification des passeurs et leur implication dans les projets (hackers, professionnels-amateurs, chercheurs, créatifs culturels). Outre le fait d’inventer et tester des solutions, ces acteurs agiles aiment partager et transmettre les savoirs aux autres. Ceux dont il sera beaucoup question ici sont les hackers et les proams (professionnels-amateurs, voir annexe 2).

Cela peut-il suffire ? Aujourd’hui, le libre et le durable attirent une multitude de transgresseurs et early adopters. De plus, il y aurait au moins 30% de proams et 15 % de créatifs culturels dans les pays riches [23], et la tendance se renforce. Entre les millions de laissés-pour-comptes, victimes de la crise, et des jeunes qui doutent devant un avenir assombri, le discours du libre et celui du durable font de plus en plus d’adeptes. 85% des jeunes de 15 à 35 ans ne font plus confiance aux entreprises et aux politiques et préfèrent se référer aux ONG ou aux scientifiques [24], tandis que 80% des entreprises ont recours à des logiciels open source.

Ce qui s’est produit en Tunisie ou en Égypte montre que le changement peut advenir de manière fulgurante dès lors que des multitudes sont motivées par un objectif suffisamment grandiose. Or l’objectif du libre et durable porte en lui une promesse universelle d’émancipation vers un mieux vivre ensemble, d’autant plus attrayante qu’il est aujourd’hui impossible de nier les conséquences désastreuses que notre système a provoqué sur la planète.

RÉSILIENCE, TRANSITION ET DO IT, FIX IT

Si l’objectif de vivre dans un autre système de société peut être partagé par le plus grand nombre, il reste à réussir l’essai. Rien ne prouve que cela marchera, mais quelles sont les alternatives ?


La Fusée -SKEMA Business School Lille

La Fusée à Lille illustre le processus. Dixit Isabelle Normand (sa fondatrice) : pour s’arracher à la pesanteur terrestre, il faut de l’énergie – ici, c’est l’énergie contributive des usagers, bénévoles, amateurs désireux de participer à un événement ou une oeuvre collective. Le deuxième étage de la fusée, ce sont les projets opérationnels, qui permettent de canaliser l’énergie contributive et de la transformer en réalisations concrètes. Le dernier étage, la capsule, ce sont les savoirs acquis par l’expérimentation, que l’on met en orbite autour de la Terre pour que tout le monde puisse en bénéficier.

Comme le prouvent plus de trente ans de quasi statu quo, le changement vers le durable est un processus long et accidenté. Obsession de la rentabilité financière, vision court-termiste, renouvellement des élus, luttes d’ego... butant sur un aléa quelconque, la majorité des projets ne parviennent pas à leur terme.

Pour parvenir à gérer le "temps long", il faut intégrer dès l’origine dans les projets les germes qui en assureront la résilience et la réplication. Il faut bien sûr éviter le "hors sol", mais aussi prendre garde à la prévalence du "chef". L’expérience des communautés du libre qui réussissent dans la durée montre que ce rôle doit être tournant, voire même biodégradable. Il faut penser son effacement et l’inclure dès le départ. C’est pourquoi nos projets sont conçus pour dépendre le moins possible des chefs ou du pouvoir - d’où le principe de codes sources, de cellules souches du changement, et l’importance des passeurs et des communautés apprenantes.

Il faut aussi prendre en compte les phénomènes de transition. Avant que le hacking libère l’essentiel de nos modes de vie, il faudra bien continuer à remplir le panier de la ménagère et faire tourner les usines. Des travaux sont en cours pour établir des mesures d’ordre politique allant dans ce sens [25].

***

L’économie dominante a été fondée sur le principe de rareté et d’accumulation – barrières douanières, brevets, droits d’entrée ou licences sur les logiciels ou les semences, batailles autour du crowdsourcing aujourd’hui. Tout ce qui pouvait faire l’objet d’une marchandisation par le contrôle de productions matérielles l’a été.

Mais on ne peut bloquer le pouvoir des idées et de l’exemplarité, qui peuvent se révéler contagieuses au croisement du libre et durable. Le libre, comme moyen d’expression individuelle, d’émancipation intellectuelle pour le plus grand nombre ; le durable, comme objet porteur de sens collectif alors que nous partageons une communauté de destin sur une planète limitée.

Notes

[1] Tout ceci est exposé en détail et avec des exemples concrets ici

[2] "Des abeilles et des hommes, passerelles pour un monde libre et durable", Thanh Nghiem, Editions Bayard septembre 2010, préface de Nicolas Hulot

[3] Ce qui suit est résumé dans l’annexe 1

[4] Cf "Des abeilles et des hommes", Thanh Nghiem, Editions Bayard, septembre 2010. Pas durable du fait de l’entropie. L’empreinte écologique de l’humanité a plus que doublé en trente ans,en France nous consommons l’équivalent de 3 planètes, etc

[5] Référence au Club de Rome ("halte à la croissance", 1972), qui a été précurseur du "développement durable" énoncé par Bruntland en 1987

[6] Écologie : équilibre dynamique du vivant par les interactions avec son milieu, fait référence à des approches de cycle / systémique, circulation fluide des entités, idées ou matière

[7] Référence au propos de Patrick Lelay, alors patron de TF1, sur le but des chaînes de télévision ("vendre des heures de cerveau disponible")

[8] Pour plus de détail, voir annexe 2

[9] Le terme "hacker" prête souvent à confusion. Le hacker n’est un jeune pirate informatique nuisible, mais une personne qui cherche à prendre le contrôle d’un objet et qui en développe une maîtrise pointue par le "bidouillage". Il existe ainsi une éthique hacker qui s’apparente à celle des Compagnons du Moyen-Âge. Pour bien comprendre ce dont il s’agit, voir l’annexe 3

[10] 1920 : « Un produit qui ne s’use pas est une tragédie pour les affaires », lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Le documentaire montre ainsi comment un hacker a identifié la puce et modifié la ligne de code qui faisait que son imprimante devait tomber en panne après X utilisations. La mise en ligne de sa solution (il était russe) a permis à des gens du monde entier de remettre leur imprimante en service

[11] Voir l’exemple de Marcin Jakubowski (Open Source Ecology), qui a hacké une dizaine de machines agricoles (tracteurs, fours...)ou la voiture Rally Fighter ou encore l’exemple d’étudiants à Nantes. Le processus des hackathon pratiqué par Facebook est voisin (les codeurs se réunissent toute la nuit s’il faut jusqu’à ce qu’ils parviennent à résoudre un bug)

[12] Voir projets pilotes sur http://angenius.net , empreinte écologique ouverte, Bedzed, Loos en Gohelle

[13] Le processus des hackathon pratiqué par Facebook est voisin (lescodeurs se réunissent toute la nuit s’il le faut jusqu’à ce qu’ils parviennent à résoudre un bug)

[14] Données d’avril 2011

[15] http://www.bioregional.com . Programme One Planet Living (OPL) : sites de plusieurs milliers de logements au Portugal, Shanghai, JO de Londres, projet en cours à Masdar et aux États-Unis http://www.oneplanetliving.org.

[16] La part de marché de Linux est estimée à 5%, celle de Firefox à plus de 50%. On estime que le bio touche 2% du marché alimentaire

[17] Pour plus de détail sur ces leviers de changement, voir annexe 3

[18] Principes énoncés par l’Institut Angenius en 2006 à partir de projets pilotes, voir

[19] Projets in vivo type Loos ou Bedzed, Cité du design et Comptoir Numérique à Saint-Etienne, Brest et les usages coopératifs d’Internet, les espaces de co-working, ruches ou cantines, FabLabs ou projets de hubs créatifs à Paris et Lille, etc

[20] Exemples : Comptoir Numérique, Garage et Rotonde à St Etienne (Cité du Design, Ecole des Mines), La Fusée à Lille (médiathèque dans le campus de la SKEMA Business School), espaces de coworking tels la Ruche ou la Cantine, Loos en Gohelle et le site 11-19, projets à Paris (Théâtre de la Gaîté Lyrique) et Lille (site à Fives), Nantes, Rennes...

[21] Entre autres, exemple de Brest avec Michel Briand. En 10 ans, la mairie a outillé les associations et autres relais citoyens en leur fournissant des ordinateurs en libre, puis les a formés à l’écriture collaborative, enfin au montage de projets. Au final, une centaine d’acteurs citoyens et de sites associés ont été transformés, tandis que plus de 30% d’une population défavorisée a appris à se servir du Web collaboratif. Le sujet du libre et durable a été repris dans plusieurs instances clés en 2011 (Rencontres d’Autrans, Salons Linux)

[22] Économie Sociale et Solidaire

[23] Les frontières en étant poreuses et évolutives. Voir "Des abeilles et des hommes"

[24] Étude de la Fondation de France sur les jeunes en 2009

[25] Cf Ars Industrialis et le groupe de travail "économie de la contribution". Financement de l’incubation de projets, fiscalité, droit du travail, droit de la propriété y sont examinés

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