29, Finistère

Bretagne

KILT : kernevodenn Innitiatives Locales en Transition

jeudi 14 février 2013 par collporterre

KILT est un collectif rassemblant des associations et des citoyens, autour de la transition énergétique, s’inscrivant dans le mouvement plus global des "transition towns", né en Angleterre. Son territoire, aux alentour de Brest (29), est le pays dit de "Kernevodenn", comprenant les communes de Plougastel, Daoulas, Loperhet, Logonna, l’Hôpital-Camfrout, Dirinon, Saint-Urbain, Saint-Eloy, Irvillac et Hanvec. Ses actions principales sont :
- Un espace citoyen tous les 2ème dimanches du mois au marché de Daoulas, où le collectif propose un atelier de réparation de vélo, un espace café/thé/gateaux et des thématiques de discussion autour de la transition énergétique.
- "AKILTOUR", un événement annuel sous forme de randonnées alternatives sur le territoire, à pied, à vélo, en kayak et à cheval, à la rencontre des initiatives locales de transition (maraîchers bio, habitat groupé, vie culturelle locale,...)


Cet article est repris de la fiche publiée sur la plate-forme Imagination for People. Elle participe au donner à voir de l’abondance d’innovations sociales du projet Brest Creative. Une collecte qui associe la ville de Brest (service internet et et multimédia), Brest Métropole Oceane (Economie sociale et solidaire), le développement social urbain),les associations Collporterre, Tiriad et les acteur-ice-s de l’innovation sociale ouverte au pays de Brest. Un document publié sous licence Creative commons by sa pour ne faciliter la réutilisation.

En quoi ce projet est-il singulier et créatif ?

Ce projet n’est pas tant singulier ou créatif, dans le sens où il s’inspire largement du mouvement des "transition towns". En cela, il s’appuie sur le manuel de transition de Rob Hopkins et bénéficie des expériences de nombreux groupes similaires dans le monde. Pour autant, chaque expérience est bien entendu unique, les champs d’action possibles étant très vastes.

Ceci étant dit, la volonté de créer un groupe de personnes souhaitant faire de la sensibilisation à la transition énergétique, c’est-à-dire anticiper un monde où les énergies fossiles seront rares et chères, à cette idée qu’une croissance infinie, même "verte", est impossible dans un monde fini, se heurte à l’incompréhension de la majorité des gens. En ce sens, le collectif Kilt apporte une vision très innovante, voire même dérangeante. A l’heure de la mondialisation et de l’individualisation, parler d’économie locale et de lien social, même si ce n’est pas nouveau, est très certainement original et probablement précurseur.

Quelle est la plus-value sociale du projet ?

Un groupe de transition cherche avant tout à mettre les gens en lien : "moins de biens, plus de liens !". Les sensibilisations et débats permettent d’abord de provoquer des questionnements et de stimuler les personnes impliquées. Puis, dans un second temps, les animations et initiatives font entrer les gens en collaboration. A ce stade, le principal est que les rencontres se fassent et que les échanges s’organisent. Le territoire d’action étant plutôt rural, il importe en effet que l’entraide et le partage soient valorisées. Un mouvement de transition a pour vocation première de créer du lien social, même s’il est évident que les considérations d’ordre écologistes touchent avant tout un public social relativement aisé, souvent intergénérationnel, mais malheureusement de fait peu tourné vers les classes populaires pauvres. C’est que l’on considère, à tort, que la nourriture bio ou l’habitat sain est à l’usage des riches. L’écologie politique est donc au centre d’une certaine lutte des classes, et l’enjeu consiste à en faire un levier de dé-paupérisation et de dé-gentrification de la société

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ?

Kilt a un territoire délimité, à savoir le pays dit de Kernevodenn. Pour autant, le projet en étant à ses débuts, la marge de manoeuvre est encore très large. Un premier palier serait de parvenir à fédérer un nombre important d’associations locales. Cela permettrait pour les acteurs locaux de bénéficier de la force d’un réseau ayant un champs d’action plus large, avec plus de moyens d’actions. Dans un groupe de transition, énormément de projets sont possibles, de l’université populaire à un système de covoiturage élaboré. C’est une opportunité de développement d’idée pour tout citoyen ayant envie d’agir sur son territoire.

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ?

Le pays dit de Kernevodenn était déjà riches en initiatives dynamiques locales. Plusieurs citoyens se sont enthousiasmés en entendant parler du mouvement des "transition towns". C’était là une occasion d’agir de manière durable et plus large sur son territoire. Une quinzaine de jours de sensibilisation, sous forme de conférences, d’ateliers et de discussion a donc été organisé en 2011. La fréquentation a été très encourageante et les bonnes volontés considérables. A partir de cette période et suivant un plan d’action qui a été défini, le collectif a vu le jour et a depuis mis en place un certain nombre d’événements.

Quel est le modèle économique de ce projet ?

Aujourd’hui, faute de disponibilité des animateur-e-s, le mouvement s’est ralenti. L’animation est entièrement basée sur le bénévolat, le temps et l’énergie de ses membres, évidemment difficilement conciliable avec les emplois salariés et la vie de famille. Le collectif a récemment été soutenu financièrement par le Conseil Régional et le Conseil Général, pour encourager ses activités. La stratégie implique donc dorénavant de rémunérer les animateurs du collectif pour pouvoir avancer dans la structuration long terme des projets. Toutes bonnes volontés sont la bienvenue.

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